Je n'arrête pas de réfléchir, un fouit insensé ancré dans mon esprit, une réflexion poussée qui n'a pas de limite, pas de fin. Même la nuit, quand je commence a tomber dans les bras de Morphée, la douleur incessante et répétée de toutes ces questions posées me réveil, m'enlève, et je ne dors plus. même en cours, comme une chanson stressante, une chanson qu'on ne connait pas, mais qui se répète en nous alors qu'on a rien demander. J'entends se répétés les paroles de la veille, et toujours pas de réponses. Le professeur me pose une question, je n'ai pas écouté, il passe a autre chose. Moi pas. J'observe chacun de ses faits et gestes, pour repérer en lui; la colère, l'impatience... Tout ce qui pourrait indiquer ou non, s'il m'en veut, ou s'il s'en fou. Dans les deux cas, je me sentirais humiliée jusqu'à la fin de journée. Parfois ma voisine m'adresse un regard, une interrogation, et je le fixe sans bouger. Espérant qu'elle montre un soupçon de sympathie a mon égard. Non, rien, elle ne m'aime pas, je le sais. Mes amies me disent que je me fait des idées, pourtant, je l'aie observer. Son regard, son ton, ses gestes, ses mots... Tous sont froids et distants quand ils me sont destinés, pourtant si chaleureux quand ils sont pour les autres. Je ne devrais pas m'en faire, j'ai mes amis, et elle n'en fait pas partie. Pourtant cela me tue, intérieurement, de savoir qu'elle ne m'apprécie pas, et que je ne sais pas pourquoi. Et il n'y a pas qu'elle, je le vois. Tous les autres adoptent cette attitude envers moi. Jamais, depuis 4ans, je n'ai su percer ce mystère: Pourquoi? J'ai pourtant fait des efforts, changé, mais a chaque fois j'étais éjectée. Hélant de sympathie, les autres arrivent, tout de suite changement de ton, il fait froid. Je m'en vais. Ils se fichent pas mal de savoir si cela me convient, si je les apprécies ou pas, ils vivent leur vie, et je n'en fais pas partie. Souvent les gens disent qu'il ne faut pas se soucier de ceux qui n'ont pas le c½ur a nous apprécier. Pourtant ces personnes qui vouent une haine sans gène à mon égard, sont pour moi ce que sont les "expériences test" aux scientifiques: des questions sans réponses. Ils ont inspirés en moi ce sentiment de doute imprécis, incompris., qui me ronge de l'intérieur et finira pas me rendre folle. Je passe mon temps a penser à eux, à espérer qu'un jour ils en finiront, de m'ignorer ou de m'insulter. Au fur et a mesure, j'ai admis certaines choses: je ne pense pas comme eux, j'ai voyagé 1ans 1/2 en Asie, je ne vie pas pour l'argent, je hais la France, j'ai la maturité d'une adulte et je parle l'anglais comme eux parlent le français. 6, c'est le nombre qui définit l'écart entre eux et moi, un écart qui se creuse quand on voit le temps et les efforts que je mets dans cette recherche insensée de leurs actes. Souvent je remarque, que j'en ai appris plus sur eux en 4 ans, que leurs amis en auront appris en 10. J'observe leurs gestes, leurs mots, leurs groupes, leurs vêtements, leurs regards. Parfois ça agace, et ils ont l'impression que j'écoute les conversation, alors qu'en réalité je n'ai pas écouté un traitre mots de ce qui est sortit de leurs bouches. Alors je souris, sarcastiquement, je reste là 5 minute, et quand je sens qu'ils vont hurler, je me retourne, amusée. Je trouve que ça ne peut que leur procurer un grand bien, de ne pas avoir, pour une fois, le contrôle sur quelqu'un, eux qui ont tout. Ou presque. J'ai remarqué que certains ne jouent les rebelles que quand ils sont entourés, mais jamais quand ils sont seuls, alors doux comme des agneaux. J'aime a regarder cette fille se plaindre qu'elle n'a plus d'argent pour s'acheter des bottes, qu'elle porte des marques a 100 euros pièce. Je jouis de voir ce garçon sans livre alors que j'en ai deux, et de savoir qu'il se fera exclure dans une matière ou il passe son temps a tricher en DS. Parfois s'en est presque touchant de voir comme la vie peut les remettre a leurs places sans qu'ils ne le sachent. Je peux aussi rire de l'attitude des garçons face aux filles, quand ceux-ci sont attirés alors qu'ils se font lyncher par ces demoiselles mêmes dans le vestiaire de sport. Voyons, je ne suis pas si mal placée, parfois, j'ai même l'impression d'être une spectatrice de leur vie présente et futur. Car je peux dors et déjà envisager le leurs. Je ne les déteste pas, mais j'avoue que, parfois, j'en ai marre de vouer ma vie a observer la leur. Car, franchement, ce n'est pas si intéressant. Mais je ne peux m'en détacher, je n'ai que cela a faire et je sais que, grâce a eux, mon avenir est tout tracé. Alors, dans un sens, je les remercie. Je les remercie de m'avoir "permis" de les étudier aussi longtemps. Maintenant je sais que je ne resterais pas en France plus tard, que les riches sont bien des prétentieux, mais que leur vie n'en ai pas pour autant magnifique et surtout, je sais, que plus tard, quand l'envie me prendra, j'aimerais a voir ce qu'ils sont devenus!